mercredi 20 août 2008

Une balade en hauteur...


L'agente nous avait conseillé d'amener des vêtements chauds, des verres fumés et de la crème solaire. On a su pourquoi dès nos premiers "paradas" arrêts. Joven nous avait averti aussi que nous sentirions le vent quasiment toute la journée et la combinaison de celui-ci et du froid...une sensation thermique de -10° !!! Une petite gelée recouvre la végétation et dès la photo prise on retrouve vitement l'intérieur chaud de la voiture avec plaisir.

Joven décide de faire circuler le sac de coca lorque nous atteignons plus de 3000 mètre d'altitude. Miguel plonge sa main et la ressort avec 5 à 6 feuilles. C'est mon tour...mes doigts saisissent 7 à 8 feuilles que j'enroule et d'une main assurée les glisse entre mes dents et la joue puis je passe le sac à Bernard. J'ai un peu mal au coeur...ma salive est dirigée vers les feuilles..mais...c'est au prochain arrêt que discrètement j'enlève les feuilles pour les jeter. Je n'apprécie pas le fait d'avoir ses feuilles dans la bouche un long moment. En général les gens les garde dans la bouche entre une heure à 2 ou 3 heures puis recommence.

Après un 130 km en route de gravelle nous arrivons enfin à "Salinas Grande"et nous posons nos pieds sur notre premier désert de sel qui craque sous nos pas. C'est le paysage le plus captivant de l'excursion et je l'attendais avec impatience.
















L'étendue blanche est immense et entourée de montagne le tout souligné par le ciel bleu intense.












La saline fait 75 km de long par 25 km de large. Des "piscines" sont creusées pour extraire le sel et l'eau est bleu turquoise avec tout à côté des petits monticules de sel qui attendent d'être transportés. Les marais salants (le terme « marais salants » est toujours au pluriel) ou salines sont un ensemble de bassins de faible profondeur, appelés carreaux, dans lesquels est récolté le sel, obtenu par évaporation de l'eau de mer, sous l'action combinée du soleil et du vent.

Les ouvriers travaillant aux salines portent un foulard couvrant la partie inférieure du visage et une tuque abaissée très bas sur les yeux de façon à se protéger du soleil qui est très fort et du sel. La réverbération est intense ...les lunettes de soleil sont ici des instruments indispensables. Le ciel limpide est garni de quelques nuages, tout est en place pour une merveilleuse mise en scène pour le photographe.




































Nous sommes tellement heureux ...que nous avons sauté de joie !!!! Remarquez le saut athlétique de mon homme !!










Les paysages sont très variés et colorés, les sédiments colorent la montagne par couches: rouge pour l'oxyde de fer, jaune pour le soufre, vert par le sulfate de cuivre et blanc par le quartz.













Des troupeaux de lamas et d'ânes sont éparpillés dans cette steppe.

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