mardi 15 juillet 2008

ÉCONOMIE 101

Un petit retour en arrière...nous sommes le 04 juillet, 20h00 environ, et nous attendons les clefs dans le hall d'entrée de l'immeuble. Le concierge a sorti les vidanges une heure auparavant, et pendant que j'étais partie acheter quelques items au dépanneur du coin, Michel a vu un premier homme commencé à fouiller les sacs de déchets à la recherche de tout ce qui peut être récupérable...journaux, bouteilles de plastiques...A mon retour il me dit de regarder en face sur le trottoir et je remarque un jeune garçon de l'âge de mon petit neveu Philippe, soit 9 ou 10 ans, qui fouille les sacs de déchets. Sa mère fait de même de notre côté, dans les sacs juste en face de l'entrée de l'immeuble. Ils travaillent très proprement tous les deux, sortant les petits sacs de détritus (sacs d'épiceries) mis dans un grand sac noir et les fouillant méthodiquement. Chacun des deux ont récupéré des journaux et un tas de bouteilles. Ils ont tout replacé et bien refermé chaque sac. C'était notre première vision de la pauvreté ici à Buenos Aires. On s'est passé la réflexion à savoir combien de gens à B-A faisaient la même chose au même moment ? En moins d'une heure nous en avons vu 4 sur notre petit bout de trottoir!
Avant 2001 la valeur du peso était très forte. Un peso argentin valait un dollar américain. Mais en 2001 il y a eu une baisse incroyable et le peso a perdu presque 70% de sa valeur. Imaginez que vous déteniez 100,000 pesos qui valaient $100,000.00 dollars américains et que du jour au lendemain vous vous retrouvez avec seulement une valeur de $30,000.00 !!!! Donc tout ce qui était importé devenait hors de prix pour eux. Pour éviter qu'il ne baisse encore plus rapidement, le gouvernement a interdit à ses citoyens de changer leurs pesos en dollars. Imaginez la panique des gens voyant leurs avoirs fondre ainsi?

C'est un peu ce qui s'est passé. On voit les conséquences encore aujourd'hui. Les trottoirs ici sont presque tous faits en pierre (genre pavé uni) et on peut faire difficilement plus de 10 pas sans voir un trou dans le pavé et cela est généralisé...peu importe le quartier de la ville. Il est prudent d'y jeter souvent un oeil pour éviter de tomber. Nous croyons que la ville n'a tout simplement pas les moyens de les entretenir.

Ce dernier paragraphe avait été écrit les premiers jours de notre séjour...maintenant notre perception a changée. En fait cela ressemble bizarrement à ce qui se passe chez nous au Québec. Dans les quartiers riches étrangement les fonds apparaissent pour bien entretenir les trottoirs (et c'est ce que nous avons pu constater lors de nos déplacements) et malheureusement il ne reste plus assez d'argent lorsque c'est le temps de réparer les trottoirs des quartiers défavorisés.
On a été se promener dans le quartier de "Retiro" pour aller prendre des renseignements sur les voyages en autobus jusqu'à Rio de Janeiro au terminus d'autobus. C'est un des quartiers les plus pauvres. On a vu plusieurs kiosques d'objets de toutes sortes tenus par des gens qui font tout pour s'en sortir.
Nous vous parlions de la démesure de la ville, voici une photo aérienne de la calle 9 julio (rue du 9 juillet). Dans certains guides ils indiquent que c'est la plus large avenue du monde!
Combien est l'essence par chez vous ? Ici, ce n'est pas pour vous écoeurer mais le litre coûte près de 2.32 pesos soit environ 70¢ !!!!! Comme quoi tout n'est pas noir!

Recolata : un quartier coloré et plaisant.

Nos pas, ce matin, nous ont amenés dans le quartier élégant de "Recoleta". Immédiatement en y pénétrant on a senti une différence...les trottoirs sont mieux entretenus, très peu de trous, les édifices plus propres nous permettent d'apprécier les différents tons de blancs, de beiges et de crèmes.
Le centre culturel en particulier est, à présent, l'endroit le plus coloré que nous avons visité...c'est vrai cependant que nous n'avons pas encore vu le quartier "La Boca" qui est renommé pour une de ses rues des plus colorées.
A la fin de la rue boulevard Chabuca Granda on arrive en face d'une belle chapelle coloniale qui se nomme "la basilica de la senora del pilar", construite en 1932 par Andrès Bianchi un architecte jésuite. Une église d'un blancheur immaculée à l'extérieur et dès que nous y pénétrons le crème des murs et la dorure des tableaux et des statues nous impressionnent.





Tout à côté se trouve un cimetière qui est devenu en 1822 le premier cimetière public de la ville. Il est reconnu de par le monde pour ses statues et sépultures comprenant les plus riches détails ornementaux et pour ses mausolées imposants. On s'y est promené pendant une bonne heure et vraiment on se sent petits aux travers de toutes ses allées. Chaque sépulture a son histoire et sans aucun doute celles qui se retrouvent ici, dans ce cimetière prestigieux ont certainement en commun de faire partie des familles riches de l'Argentine. Michel m'a fait remarqué de l'importance de l'armée dans la vie d'ici, plusieurs des mausolées sont à l'honneur d'un général ou autres gradés de l'armée.
Après le souper, nous avons remis nos souliers et sommes sortis pour une promenade de digestion. Depuis quelques jours nos promenades post-souper nous mènent dans le quartier "Palermo viejo" qui est la partie plus ancienne de Palermo avec des édifices de deux ou trois étages maximum et avec aussi des immeubles colorés. La circulation et la population y est moins dense. Le charme de ce quartier nous a touché et il est situé si près de nous ...qu'à quelques coins de rues de l'appartement. C'est le quartier branché...un peu comme le quartier du Plateau de Montréal. On y trouve surtout des galeries, des boutiques de vêtements signés, et une multitude de bistros.

lundi 14 juillet 2008

Un dimanche de soleil.

Hola ! Qué tal !

C'est comme ça, ici ,que les gens se saluent entre eux. Donc faisons comme eux !
La fin de semaine a été incroyable côté température...un soleil si présent que même la télévision souligne cette anormalité pour un hiver trop doux. Nous, nous en profitons bien.

Nous sommes sortis tôt hier matin après avoir mis notre crème solaire et s'être muni de nos lunettes de soleil. Il faisait 17 C à 8h30. On s'est dirigé vers le quartier SAN TELMO qui est le quartier où on retrouve le plus d'antiquaires à Buenos Aires. De plus le dimanche à partir de 10h00 il y a des rues et des rues qui se remplissent de marchands de toutes sortes de biens. Il y a la Plaza Dorrégo (qui a été classé lieu historique national)où les stands d'antiquités se retrouvent concentrés. C'est un petit parc où se sont entassés les vendeurs d'antiquités sous leurs tentes jusqu'à plus de 250. On a pris le métro pour s'y rendre (jusqu'à la Plaza de Mayo puis nous avons marché )et nous commencions à nous y promener vers les 9h00...il y avait déjà les 2/3 des gens prêt à vendre. Le dimanche matin comme ça c'est très tranquille dans la ville, le traffic évanoui et les gens dorment encore...cela nous permet un petit répit du bruit habituel.


Ce quartier est aussi un des plus vieux de B-A après la Plaza de Mayo.

Il y avait un musicien qui jouait de la guitare et nous avons pu enfin voir du tango. Notre chauffeur de taxi qui nous avait amené à l'appart. depuis l'aéroport nous confirmait que maintenant le tango se dansait de moins en moins et que c'est surtout les gens les plus vieux qui continuent à faire vivre cette danse. C'est ce que nous avons constaté.


Nous avons pris le temps de s'arrêter au plus connu et le plus ancien des cafés de B-A soit le célèbre café TORTONI fondé en 1858...plus de 150 ans d'histoire. C'est un café vraiment fabuleux et très "anglais" avec ses serveurs en habits noirs conventionnels. Nous y avons pris "dos cafés con leche con 3 medialunes" soit deux cafés au lait accompagné de 3 croissants au beurre. Délicieux dans cet endroit si riche en histoire. J'ai pris des photos qui n'ont pas bien sorti donc nous devrons y retourner...c'était trop plaisant et VRAIMENT pas cher...que $6.00 pour le tout ...taxes et service inclus.
Pour ceux et celles qui lisent l'espagnol : El barrio màs antiguo de Buenos Aires se caracteriza tambièn por une féria de anticuarios y otra de artesanos que literalmente desbordan sus calles cada fin de semana. En el ùltimo tiempo, el barrio no ha dejado de crecer: surgieron ferias de diseno, galerias de arte, venta de ropa de cuero...Despues del boom tùristico el valor del metro cuadrado casi se triplicò, uno de los 47 barrios de B-A y uno de los primeros en el ranking de visitas turisticas. (traduction : Ces dernières années le quartier n'a cessé de croître..des foires de designer, des galeries d'art, des boutiques de vêtements en cuir...depuis ce boom la valeur du mètre carré a quasiment triplé. Un des 47 quartiers de B-A mais certainement un des plus visités par les touristes.)


dimanche 13 juillet 2008

Un autre samedi ensoleillé...

Le soleil a été présent tout au long de cette journée que nous avons passé bien évidemment à l'extérieur. Dès 7h00 j'étais déjà au coin de la rue au kiosque entrain d'acheter "el periodico" le journal "La nacion" qui ressemble à deux gouttes d'eau au journal La Presse du samedi. Cela me fera de la lecture pour la semaine. Un bon petit café accompagné d'un bol de fruit avec une sorte de yogourt (jusqu'à hier nous avions acheté du yogourt ferme et hier nous avons tenté un yogourt d'un litre dans un sac de plastique qui était 50% moins cher mais c'était comme on dit la deuxième fois que nous l'achetions...soit la première et la dernière...c'est très liquide ...comme du yogourt à boire et même plus...un peu comme une crème 35%)nous avons ajouté des céréales muslix et finalement ce n'était pas si pire...dire qu'il nous en reste encore pour au moins 2 autres fois.
A 10h00 nous partions prendre le train pour aller cette fois à une banlieu située plus près de la mer que mon Bernard ne demande qu'à voir depuis le milieu de la semaine. Un trajet à pied de 40 minutes nous a évité de se rendre dans le quartier Retiro qui nous semble un peu trop dangereux et le train nous a rendu rapidement à notre destination après 4 stations.

On s'est dirigé vers la mer dès notre sortie...nous avons découvert une petite marina où les voiliers s'alignaient bien gentiment. On a marché le quai où il y avait des pêcheurs actifs mais dont les lignes refusaient pour l'instant à les faire travailler trop fort.
De l'autre côté de la marina il y avait un petit resto avec une belle terrasse sise au pied de l'eau et vitement le goût de s'y arrêter pour prendre un bon café nous a saisi. On s'y ait installé confortablement au soleil et le café au lait était chaud et délicieux.

Puis nous avons marché et trouvé un beau parc qui longe la mer. Un endroit où les familles se retrouvent en fin de semaine et où les jeunes y jouent ...au soccer, au hochey sur gazon....une place sportive.
En revenant à l'appartement on s'est arrêté à une pâtisserie pour acheter une douzaine de pâtisserie pour 9 pesos soit $3.00 ...dont quelques-unes que nous avons mangé en marchant.

Après une pause d'une heure...on repartait se promener dans les parcs à 5 minutes de chez nous. Il y avait foule ...presque deux fois plus de monde que mercredi qui était jour férié. Et bien oui, vous ne rêvez pas, il y avait des gars qui jouaient au hockey en patin à roues alignées! Michel a été même surpris de la qualité des joueurs. Même au Québec ils auraient eu un très bon niveau. (Dimanche nous en avons vu un avec un chandail des Nordiques et un avec celui des Maple Leafs de Toronto!)


On y a déambulé pendant un bon deux heures. La température y était si agréable, si douce que c'était un réel plaisir d'être dehors avec tous ses gens.

samedi 12 juillet 2008

La vie ici, au quotidien.

Une chronique qui reviendra régulièrement et qui vous fera vivre au jour le jour nos découvertes.

Comme à Paris, les trottoirs à Buenos Aires sont en tout temps à surveiller car les chiens y laissent des souvenirs qu'on aimerait bien que leurs propriétaires ramassent plus souvent. Et en parlant de chiens...ici ils ont leurs promeneurs officiels et on les croise régulièrement près des parcs. Chacun promenant en moyenne une dizaine de chiens mais de temps en temps on en dépasse qui ont en laisse jusqu'à 20 chiens !!! Et de toutes les grosseurs !! Dans les parcs on retrouve aussi des chiens abandonnés à eux...ils ne sont pas méchants...on les voit le plus souvent couchés près des bancs.




Lors d'évènements culturels il y a des jeunes gens qui se proposent moyennant 10 à 30 pesos (de $3.00 à $10.00) à surveiller votre voiture qui est stationnée dans la rue. Les policiers tolèrent leur action.




Maintenant parlons un peu cuisine. Le temps frisquet des derniers jours nous donnait le goût de prendre une bonne soupe chaude, qu'à cela ne tienne, on s'est dirigé alègrement à l'épicerie du coin, dans la section des soupes. Ici, oublions les soupes en conserve...il n'y en a aucune. Vous ne trouverez que des soupes en sachet et pour des portions déjà établies pour une tasse.

Côté café, bizarrement on retrouve plus souvent du café "con azucar" soit avec du sucre intégré au café moulu. Nous n'avons pas encore essayé...on craint que cela soit trop sucré pour nous.

La farine est ici vraiment pas cher...un kilo de farine ne coûte que 1.80 peso soit environ .60¢
et elle n'a pas la même texture que celle que nous avons au Québec.


vendredi 11 juillet 2008

Fête Nationale incognito!





Jeudi le 09 juillet.

En ce matin de fête nationale…comme nous avions vu dans nos guides touristiques qu'il y aurait un défilé militaire dans la matinée, nous avons fait tout le nécessaire pour partir de l'appart. à 8h25. Beau soleil mais assez frais …que 8.4C !!
Ce matin nous avons essayé un autre moyen de transport après les autobus, les trains, voici maintenant le métro.
Coût pour chacun :.90 peso pour nous rendre à la Plaza de Mayo.
En sortant de la station de métro…dix minutes après…GROSSE SURPRISE !!! Il n'y a personne…le traffic est inexistant car la rue est bloquée…on pense alors que ce sera certainement dans quelques heures et on décide alors d'aller voir le quartier Puerto Madero qui est situé un peu à gauche de la Plaza. Il y a plusieurs policiers dans les rues. On s'arrête pour leur demander à quelle heure aura lieu le défilé…AUTRE SURPRISE : Le défilé a eu lieu vers les 8h00 !!!! Le soleil se lève à 8h00 donc presque à la noirceur….ils voulaient éviter ainsi toutes manifestations.
Nous sommes déçus mais comme c'est d'une tranquillité incroyable nous optons pour en profiter et allons marcher sur la rue Florida qui est la rue piétonnière de la ville. Comme il est tôt…8H45…les magasins sont encore fermés et seuls les gens qui vont vendre le drapeau de l'Argentine s'installent au coin des rues transversales. Personnellement je trouve le drapeau du pays très très beau avec ses deux larges bandes de couleur bleu ciel de chaque côté et le centre blanc avec au milieu un beau soleil.
À un moment je regarde vers le quartier Puerto Madero qui disparaît doucement sous une bonne couche de brouillard épais qui se dirige droit vers nous…Nous changeons alors de direction pour prendre la grande rue commerciale Santa Fé pour revenir vers l'appartement.
Nous nous arrêtons prendre un bon thé vert à la maison puis re-départ pour le McDo à un coin de rue pour avoir Internet car ils ont le réseau Wi-Fi. Nous y restons une bonne heure à lire nos courriels, et surtout faire une recherche pour un appart ou chambre à Rio.
Une fois le tout terminé nous partons à la découverte des parcs situés à 5 à 6 coins de rues de chez nous. De très beaux parcs et en cet après-midi férié il y a beaucoup de monde…une promenade de plus de 2h30 très agréable car le soleil est revenu même si le fond de l'air est plutôt frisquet. Bizarrement nous n'avons vu aucun signe de fête tout au long de la journée. Ça ne doit pas compter pour eux !!!!
Soirée douce à nous soigner…j'ai de nouveau une petite amygdalite et mon amour ne va pas mieux avec son mal de gorge !!! On croirait entendre Eric Lapointe me parler !!


Mardi le 08 juillet.

Depuis notre arrivée j'ai constaté que nous avions de la difficulté à être prêt pour sortir avant 9h00…on prend ça trop relax !!! Michel n'est pas d'accord; «Les vacances, c'est les vacances!»
Le beau soleil et la température de 15C nous a donné le goût d'aller visiter un petit coin à 40 km de Buenos Aires qui s'appelle "Tigre".
Il s'agit d'une petite ville résidentielle plutôt luxueuse composée de plusieurs canaux et de petits ponts privés. Pour s'y rendre il a fallu prendre le train de Palermo (quartier où nous sommes situé) jusqu'à Retiro (où la gare et le terminus d'autobus est situé)…coût pour les deux billets d'aller 1.20 peso soit environ .35¢pour les deux…puis reprendre un autre train de Retiro à Tigre…50 minutes et le coût cette fois pour un aller-retour chacun 2.20 pesos soit environ .70¢ chacun.





Tigre est tellement différent de la capital…enfin un peu de calme après toute cette agitation. On s'est promené de 11h00 à 14h15 sur le bord de la rivière et un peu au centre-ville. L'eau est de couleur marron mais elle n'est pas polluée à ce qu'on dit…elle repose simplement sur une terre argileuse.
C'était VRAIMENT une journée splendide pour faire un peu de tourisme.
De retour à B-A on a décidé de se payer un petit souper dans un restaurant à deux pas de chez nous…un buffet quand même assez complet…salades, 15 sortes de plats chauds et poulet grillé, côtes levées de bœuf, boudin…et une dizaine de desserts…coût pour les deux incluant le pourboire :32 pesos soit $10.50.On est revenu à l'appart. vers les 18h00 car mon Bernard a une extinction de la voix et un gros mal de gorge !!! Il s'est couché à 19h15…j'espère bien qu'il ira mieux demain après une bonne nuit. On a vu un gars qui travaillait sur les fils électrique devant chez nous en revenant…résultat…on a plus Internet et comme demain est une journée fériée…la fête nationale…donc on pense retrouver notre Internet que jeudi et finalement nous l'avons retrouvé que vendredi vers 15 heures.