mardi 28 avril 2009

Cusco, Pérou

Une certaine cérémonie religieuse, un cortège solennel où l’on chante et l’on prie : La procession du lundi de la semaine sainte à Cusco.
Dès notre retour de Machu Picchu, j'avais demandé à Aurora s'il y avait des activités spéciales pour souligner la semaine sainte, ici, à Cusco. Une longue conversation débuta. Il faut savoir que tous les habitants de Cusco sont catholiques et la grande majorité très pratiquants. Une des fêtes la plus importante pour cette semaine est la procession du lundi. Les gens ne travaillent cette journée-là que jusqu'à midi pour leur permettre de se préparer à la grande cérémonie. La procession débute vers les 16h30 devant une des nombreuses églises de la ville et suit un trajet qui la fait passer devant plusieurs églises où elle s'arrête le temps d'une bénédiction mais le point culminant est son arrivée à la Plaza de Armas où elle termine son long périple face à la Cathédrale. Immédiatement notre hôtesse suggéra que nous réservions une table dans un des nombreux cafés situés sur la Plaza de Armas, aux deuxième étage, pour avoir une vue imprenable sur le cortège. Le lundi arrivant, nous nous sommes promené en ville pour voir un peu comment les gens décoraient leurs balcons ou soulignaient d'un ruban ou d'un drapeau leurs portes. Plusieurs femmes ou enfants vendent des sachets contenant des pétales de couleur oranger, d'une fleur qui ne fleurit qu'en cette période de l'année et qui est un symbole inca. Ses pétales seront utilisés durant la cérémonie lors du passage du Christ. Nous partons vers 16h00 direction la Plaza pour essayer de nous trouver une table disponible. Nous commençons à visiter les différents cafés mais déjà à cette heure les tables près des fenêtres sont toutes occupées.
Nous persévérons et surprise, sans que nous nous soyons donné rendez-vous, nous retrouvons Manu, assise à une table, très bien orientée, avec une amie et deux places libres que nous nous empressons d'occupées. Il est 17h00 et la place doucement se remplie. Les pompiers arrivent avec leurs camions et les sirènes retentissent. Ils font le tour de la place et se stationnent sur une rue toute proche. Mama nous avait mentionné que la procession arriverait vers les 17h30 et 18h00. On sirote café et maté de coca lentement en jasant voyage. Le garçon, à 17h20, vient déposer sur la table un carton indiquant que la table est réservée pour 18h00. On se regarde tous en pensant mais…ce n'est pas juste…nous étions ici avant justement pour être là à 18h00 !!! On y peut rien !!! On décide, moi et Bernard, de se lever et d'aller rejoindre les gens sur la place à 17h50 en lançant un petit adios à Manu qui reste assise.
Les gens commencent vraiment à s'amonceler à partir de 18h15. On a choisi un endroit un peu plus élevé pour avoir la vue sur le cortège qui arrivera. Les premières rangées longeant la rue sont vite occupées. Puis, les gens se rangent derrière. Finalement à 19h00 nous voyons, au loin, la croix du Christ transportée par 8 hommes sur une plate-forme, qui approche. A mesure qu'il avance vers nous, on sent une tension montée. L' émotion est palpable. Les gens tout autour crient "viene" (il arrive) "El Cristo" (le Christ). Les parents qui ont amené des enfants, les prennent sur leurs épaules pour leur donner l'occasion de le voir et on les entend demander : "Tu le vois ?" Nous sommes, à ce moment-là, entouré de tout bord, tout côté. Je sens les petites mains du jeune garçon de 4 ans sur mes pantalons, sa maman derrière moi m'arrive à peine aux épaules et tout à coup je la vois essayer de lever son petit homme pour lui faire voir le Christ. Elle peine beaucoup et ne peut le soutenir ainsi que quelques secondes et le dépose vitement au sol. Je me retourne et fais signe à l'enfant de passer s'il le veut pour voir et comme je remarque les yeux inquiets de la maman, je la laisse aussi passer devant moi. Je sens bien toute l'importance pour elle et son fils de suivre "religieusement" cette procession tandis que nous, étant athées, nous regardons cet événement que du point de vue touristique. Une fois le Christ passé, nous nous disons que nous pourrions essayer de sortir de la foule pour retourner à la maison…bien pensé mais impossible à réaliser. Nous nous retournons difficilement et au bout de 3 pas on comprend que la mission est inexécutable et qu'il vaut mieux attendre que le Christ se soit rendu sur le parvis de la Cathédrale et qu'il donne sa bénédiction comme prévu mettant ainsi fin à la procession. Bernard faisant dos au défilé, dû, pour vous donner une petite idée du monde qui nous entourait, lever un bras dans les airs, puis l'autre et ainsi les 2 bras dans les airs, en faisant des pas de souris il réussit à se tourner sur lui-même…c'était pas mal fou !!! Jamais de notre vie nous avions été confronté à une si grande foule. Les 7 rues qui mènent à la Plaza de Armas sont, elles aussi, remplies. Les pompiers font vibrer leurs sirènes au moment exact où le Christ se penche pour bénir la population et il se penche à trois reprises, le côté droit, le centre et le côté gauche. Les sirènes sont là pour faire connaître à ceux qui ne peuvent voir ce qui se passe, que la bénédiction se fait. Pendant la bénédiction un silence de recueillement s'installe, les gens élèvent un bras dans les airs …c'est impressionnant toute cette dévotion. Il y a bien eu à quelques reprises des gens un peu plus loin qui ont essayé de se faire un chemin pour mieux voir et du même coup, ils poussaient dangereusement risquant de faire tomber des gens…heureusement tout s'est bien passé. À 20h00 nous avons pu nous mettre en route, pas à pas, en suivant les gens. Cela aura pris 4 coins de rues pour ENFIN pouvoir marcher librement sans contrainte. Toute une expérience qui restera gravée longtemps dans notre cœur et que nous ne pourrons manquer nous rappeler lorsqu'on entendra le mot Cusco.

lundi 27 avril 2009

Cusco, Pérou.

LA VIE DANS UNE FAMILLE À CUSCO : Mi casa es tu casa. (ma maison est la tienne)
C'est la maison d'Antonio et d'Aurora qui nous a accueilli tout au long de notre séjour à Cusco.
Une maison de couleur verte, très jolie avec un jardin de fleurs bien entretenu par Aurora. Cette dernière a été longtemps professeur pour les élèves de 8-9 ans. Comme le travail la stressait beaucoup, elle a décidé d'abandonner le poste et de rester à la maison. Mais au bout d'un mois elle a commencé à s'ennuyer…son fils travaillait et son mari aussi, donc elle se retrouvait seule la plupart du temps. C'est en lisant une annonce dans le journal qu'elle est devenue famille d'accueil pour des étudiants étrangers. Dès notre première rencontre, Aurora nous a souhaité la bienvenue en nous disant "Mi casa es tu casa" (Bienvenue et ma maison est la vôtre). Comme notre arrivée était très tôt (6h00), on prit place avec Selba (sa sœur qui était venu nous cueillir au terminal en taxi), au salon pour jaser un peu pendant que notre hôtesse faisait chauffer de l'eau. Nous avons terminé la conversation devant une bonne tasse de maté de coca et en mangeant quelques pains. Notre chambre est petite mais confortable.
Aurora, que nous appelons amicalement "mama" adore cuisiner. Mais le déjeuner est réservé au talent culinaire d'Antonio. On l'entend toujours vers les 6h45 dans la cuisine…il brasse un peu la vaisselle…il nous prépare une bonne salade de fruits, du café ou un breuvage chaud délicieux à base de lait et d'avoine, met la table, le beurre, la confiture, les petits pains. C'est à 7h30 que nous nous présentons et nous sommes accueillis avec un "Buenos Dias, qué tal " sincère. Après le déjeuner il nous demande "Serais aca para el amuerzo" Vous serez présent pour le dîner? Un signe de tête affirmatif suit toujours cette question.
La préparation du repas du midi, qui est ici, dans cette maison, le principal repas du jour, commence vers les 11h30 même si celui-ci est servi à 13h30. Tous les "almuerzos" ont été des plats mijotés où la viande a été marinée plusieurs heures. Le riz et les pommes de terres sont le plus souvent les accompagnements des viandes avec quelques morceaux de légumes comme les carottes et le brocoli. Comme dessert ce sont les fruits qui sont à l'honneur : pomme fraîche coupée en deux avec un peu de confiture aux fraises sur le dessus ou banane découpée artistiquement aussi servie avec confiture.
Le dimanche de notre retour de Machu Picchu, Antonio, le mari d'Aurora, nous proposa d'aller à la messe de 18h00 à la Cathédrale avec lui. Nous avons accepté sa proposition en sortant avec lui à 17h35 mais en lui disant que nous n'assisterions pas en totalité à la messe car nous voulions visiter d'autres églises. Manu, une jeune étudiante de 22 ans, Hollandaise, qui vit aussi chez Aurora et Antonio, fit partie de notre expédition. On se rendit à la Cathédrale mais comme les portes étaient fermées, les pas énergiques d'Antonio s'arrêtèrent en face de l'église de la Compagnie de Jésus. La porte principale est bloquée par une foule de gens. Je lui dis que je vais m'avancer pour pouvoir jeter un coup d'œil mais il me fait signe de le suivre…le groupe suit. Il se faufile entre les gens et s'avance vers l'autel…et choisit le 8ième banc en avant, qui est disponible pour nous quatre. La messe commence. La rangée de notre côté droit, au deuxième banc, un pauvre hère y est assis et s'adresse au prêtre pendant la messe. On l'entend très bien dire :"Padre…." Le prêtre l'entend aussi et ses yeux se porte souvent sur lui . Après le sermon, nous nous levons et filons en douce vers une autre église. Nous étions partis pour environ une heure 30 mais Antonio en pleine forme en décidât autrement. Nous avons eu la chance de visiter ainsi au moins 7 églises et ce qui était génial c'est que notre guide nous expliquait l'histoire et nous donnait aussi beaucoup de détails sur la construction, les gens qui fréquentent telle église …sur les peintures et les statues que nous y retrouvions dans chacune d'elles. Sur le chemin entre deux églises, nous nous sommes attardés quelques instants devant un comptoir qui offrait différentes patisseries, biscuits…et Antonio nous fit goûter à quelques biscuits et galettes.
Ce pèlerinage de 3h30 ouvrit l'appétit de notre guide et se termina ainsi à 21h00 dans une rôtisserie où Antonio et Manu ont pu partager un demi-poulet ensemble. De notre côté on s'est abstenu n'ayant aucunement faim …surtout à cette heure. Merci à toi cher Antonio pour cette visite si intéressante…les églises, les rues, le quartier San Blas, les différents collèges et leurs histoires, la petite séance de théâtre animé que nous avons pu observer sur une petite place et qui a lieu tous les dimanches soirs,…tu as su nous faire connaître, aimer ta ville et l'apprécier à sa juste valeur.
Le souper ou "la cena" a lieu vers les 19h30. La plupart du temps nous ne mangeons qu'un bon gros bol de soupe chaude avec du pain suivi d'un breuvage chaud. A cette heure cela nous convient parfaitement. Le mardi a été l'occasion que mama a choisi de nous faire goûter SA recette de guacamole (vous savez ce mélange fait à partir d'avocat écrasé, d'ail…épices). Nous nous sommes tous retrouvés dans la cuisine à 19h15 et chacun a eu une petite tâche à accomplir. Bernard à écraser les gousses d'ail avec le pilier, Manu à couper le pain, Antonio surveillant les gestes de mon homme, Aurora s'occupant des avocats et pour moi il ne restait qu'à saisir cette frénésie culinaire sur pellicule. Voici ce que cela donnait….
Étonnamment même si les températures descendent à 6°, 7°C durant la nuit en cette période de l'année, les maisons n'ont en général pas de système de chauffage. Comme dans cette maison, le matin lorsque j'ouvre la porte de la chambre pour me rendre à la cuisine…on gèle…pour le déjeuner, je porte un t-shirt, un chandail à manche longue par-dessus, j'enfile aussi une petite veste et seulement alors je suis assez confortable pour bien savourer un bon breuvage chaud.

dimanche 26 avril 2009

Aguas Calientes-Ollantaytambo-Cusco

Nous aurions dû y penser…. C'est à 15h00 que nous avons quitté le site de Machu Picchu. L'autobus nous a conduit directement au village d'Aguas Calientes. Ce village, de l'avis de tous les gens que nous avons rencontré et qui y ont passé une nuit, est assez banal. On y retrouve une grande foire artisanale longeant le rio Urubamba. En fait ce qui caractérise vraiment ce village est qu'aucune route ne permet de s'y rendre. C'est un village où aucune voiture ne circule. Un bon point pour lui !
Le départ de notre train n'étant qu'à 19h00, cela nous a permis de flâner et d'explorer les rues étroites. Puis à un certain moment nous avons entendu le son de clochette…Ah ! Cela doit annoncer une messe que je me dis. Mais non, c'est plutôt le service de ramassage des déchets : un homme tire un chariot et s'arrête aux coins des rues, fait sonner ses clochettes vigoureusement pour annoncer qu'il est là. Les gens sortent alors avec leurs sacs de déchets. La place centrale contient son parc et l'église y est fièrement érigée. Pour le souper, nous nous sommes arrêtés à un petit bistro et avons eu un bon repas pour 6 soles ($2.80)chacun comprenant la soupe (délicieuse)le plat principal et un jello pour dessert.
À 20h45 nous étions de retour à Ollantaytambo. Une bonne douche chaude, puis le temps de déposer notre tête sur l'oreiller et nous nous sommes endormis sur le champs. Une journée de plein air est un bon sédatif. Le soleil était à peine levé que l'on s'habillait pour aller découvrir le village endormi en ce dimanche matin. Surprise !!! La ville se met à vibrer…les gens se pressent. On voit des voitures, des personnes qui se promènent avec de gros sacs sur le dos…. les moto-taxis sont en attente de clients, plusieurs petits comptoirs sont dressés sur la rue et offrent des boissons chaudes…mais pourquoi une telle activité…à 6h20 du matin !!! La place centrale s'anime…puis tout à coup, Bernard entend et voit une procession arrivée… C'est le dimanche des rameaux…une fête super importante pour les gens d'Ollantaytambo. Les costumes traditionnels sont à l'honneur et les gens suivent les novices jusqu'à l'église..















Nous continuons notre promenade vers
le marché où des dames ont confectionné des croix en rameaux.

Nous nous penchons pour en choisir deux: pour mes belle-sœurs Yvette et Marielle. Nos pas se dirigent ensuite vers l'église car je tiens absolument à les faire bénir. Une fois cela fait, de petits bruits venant de nos estomacs, nous font vite comprendre qu'il est temps d'aller déjeuner. Le restaurant de l'hôtel nous a servi un excellent café au lait et des petits pains chauds avec beurre et confiture de bleuets. Une fois notre bedon bien rempli, nous sommes retournés à la chambre chercher nos bagages et nous nous sommes rendus à côté de la gare où les taxis allant à Cusco sont présents en grand nombre. Petite discussion et nous prendrons le taxi de Luis, qui retournait à Cusco. Le prix que nous avons convenu est de 10 soles chacun. Normalement on aurait dû attendre 2 autres personnes avant de partir mais comme il tient à assister à la messe à la Cathédrale de Cusco…on a pu partir quand même à 10h00. Luis fut un excellent guide et tout au long du voyage qui a duré une bonne heure 20 , on a discuté de la vie quotidienne et nous avons appris beaucoup. Il nous a offert aussi de s'arrêter si nous voulions prendre quelques photos et nous a même amené à un point de vue ou le panorama était spectaculaire. C'est à 11h40 que nous sommes arrivés à Cusco. En passant près de l'église de la Merced, nous avons vu qu'il y avait aussi une procession, nous avons dit à Luis de nous y laisser. Avec nos sacs à dos, le parapluie d'une main, un autre sac de l'autre…l'appareil-photo…on était pas mal chargé mais nous tenions à saisir quelques clichés. La procession attirait beaucoup de gens et on s'est vite retrouvé entouré. Cela n'a pas pris 15 minutes qu'une main habile a saisi le porte-monnaie de Bernard pendant qu'une autre personne lui donnait un coup dans le dos pour détourner son attention. Bernard a senti le coup et le temps qu'il mette sa main sur sa poche cela était fait !!! Nous aurions dû y penser….aller se promener dans une foule aussi chargé ….Bof ! Dans le porte-monnaie il n'y avait que 60 soles soit environ $24.00 et que le permis de conduire de Bernard. Le plus irritant sera de faire renouveler son permis. Immédiatement après cette mésaventure nous nous sommes dirigés directement à notre chambre pour y laisser nos sacs et y retourner sans appareil-photo et sans argent….l'expérience nous aura appris qu'il vaut mieux ne rien avoir avec nous lors de ces manifestations.

samedi 25 avril 2009

Machu Picchu, Pérou.

La grandeur des hommes des Andes.
Parlons un peu de ce site particulier :En 1874, par ordre du gouvernement du Pérou, le cartographe allemand German Göhring enregistra les noms de Machu Picchu et de Wayna Picchu.
Au début du siècle dernier, le professeur nord-américain Hiram Binghan qui étudiait l'itinéraire et les routes de libération de Simòn Bolivar en Amérique du Sud, prit un intérêt pour la culture Inca et ses chemins. Accompagné d'un traducteur, il partit de Cusco et traversa ce qu'on appelle aujourd'hui la "Vallée sacrée des Incas", ensemble, ils suivirent le rio (fleuve) Urubamba. Ils arrivèrent au site de Mandorpampa où ils firent la connaissance d'un paysan Melchor Arteaga à qui ils payèrent 1 sol pour avoir des informations. Celui-ci leur indiqua que dans les hauts sommets en face il existait des ruines d'une ville. (g3039) Ils commencèrent l'ascension avec beaucoup de difficulté. En chemin ils croisèrent deux familles paysannes qui vivaient là en y travaillant la terre. Le fils d'une des deux familles servit de guide et les amena aux ruines…ce jour du 24 juillet de 1911 fut déclaré la journée officielle de la découverte scientifique de Machu Picchu.
Binghan nommât cette montagne "Machupicchu" soit "la ciudad perdida de los Incas" (la ville perdue des Incas).
La citadelle de Machu Picchu est à 2330 mètres d'altitude. Certaines études confirment qu'il s'agit d'une forteresse, d'autres parlent de citadelle ou monastère, mais elle est, sans aucun doute, l'œuvre magistrale des architectes incas.
La citadelle est divisée en secteurs clairement différenciés une aire agricole, des places, des quartiers, des tours d'observation, une horloge solaire etc. Les portes et fenêtres en forme trapézoïdale surprennent. Les toits d'une à deux inclinaisons sont couverts de bois et de paille.Machu Picchu, déclaré Patrimoine Culturel de l'Humanité, est accessible par voie ferrée mais les gens peuvent également atteindre la citadelle à pied, en marchant pendant 3-4 jours sur le célèbre "Chemin de l'Inca". Le site est entourée d'une végétation abondante, des arbres très hauts, des orchidées les plus diverses et colorées, des milliers de fleurs sauvages de couleur jaune. De plus le chant harmonieux des bruants chanteurs, le vol des centaines d'hirondelles bi-colores agrémentent si bien le moment que nous passons sur ce site merveilleux…surtout pour ceux qui ont le temps d'apprécier ces petits détails.
Un peu après midi trente nous avons décidé de faire un autre sentier qui monte sans arrêt pendant 45 minutes et qui nous mène vers la "puerta del sol" porte du soleil qui est en fait l'endroit où les gens qui font le "chemin des Incas" arrivent suite à 4 jours de périple à travers les monts. Le sentier est tapissé de pierres et est tout de même facile à faire. Nous montons , nous montons et souvent nous prenons le temps de faire une petite pause d'une minute pour admirer le paysage. Cette photo montre le fleuve tout en bas et si vous observez bien il y a niché au creux des monts le village Aguas Calientes. Le voici en plus gros et voici Machu Picchu d'un autre point de vue. Tout au bout , nous avons pris une plus longue halte car c'était si beau.
Pour terminer voici quelques images en vrac.
































vendredi 24 avril 2009

Machu Picchu, Pérou.

Un voyage en train vers Machu Picchu.
Le cadran réglé à 4h30 n'a pas eu le temps d'émettre son son strident. J'étais réveillé depuis un petit bout allongé aux côtés de mon homme et lorsqu'à 4h00 il se réveilla on se mit à jaser en murmurant…comme si on complotait un mauvais plan !!
J'avais hâte de me retrouver sur le quai et de voir le train arrivé. On a vite rempli nos deux petits sacs à dos et 25 minutes plus tard nous fermions doucement la porte de la chambre, pour ne pas réveiller nos voisins de palier. Nous avançons dans la nuit et nous voyons arrivés des gens par groupe, de deux ou plus, et tous ensemble nous prenons la seule rue qui mène tout au bout à la station de train "PéruRail", le seul train existant qui se rend au village de Machu Picchu que tout le monde appelle "Aguas Calientes" (car on y retrouve des bains thermaux). Le train étant déjà à quai nous donnons sagement nos billets au chef et entrons prendre place.
Le train part à 5h38, une minute de retard. La durée du voyage est d'environ 1h30. Nous sommes contents de voir que l'aurore se pointe ce qui nous permet de voir les paysages qui nous entourent. Les rails se faufilent entre les monts aux sommets pointus et la nature est si verdoyante par instant qu'on se croirait dans une forêt tropicale.
La plupart des voyageurs de notre wagon profitent de ce temps pour dormir un peu. Les roues du train grincent un peu en freinant et nous annoncent ainsi notre arrivé à destination.
Aguas Calientes est déjà bien réveillée. Il est à peine 7h00 mais les rues grouillent de marchands et de touristes qui se dirigent vers les autobus qui nous conduiront jusqu'au site de MachuPicchu.
Le trajet en bus de 8 km coûte $7.00 US chacun. La route est toute en courbes serrées et nous permet de nous acclimater aux paysages que nous côtoierons tout au long de la journée. Le ciel si bleu et le soleil si présent nous comblent. On craignait tant la pluie. Ce n'est pas évident d'acheter les billets de train un mois à l'avance ne sachant pas quelle température nous aurons. Nous sortons nos billets d'entrée et les présentons au guichet donnant accès au site. À cette heure (7h30) il n'y a pas beaucoup de touristes. La première image que nous avons est ce petit chemin qui nous amène à un beau point de vue du site.
La lumière est extraordinaire et escorter par le ciel bleu, l'index de Bernard n'a qu'à peser sur le déclencheur et la photo sera assurément bonne.








Le peu de touristes nous permet de faire un survol de l'endroit et de faire de la photographie comme nous l'aimons. Il y a plusieurs lamas qui sont en liberté sur le site…on les croise au détour d'un chemin…ils broutent et prennent leurs aises comme ils le veulent.
Peu de gens le savent mais le sommet pointu que vous voyez sur les photos ci-dessus porte le nom de "Wayna Picchu" et il est possible de monter jusqu'à son sommet. Cependant la réglementation en vigueur n'en donne accès qu'à 400 personnes quotidiennement. Sachant cette information, nous nous sommes mis en route vers sa base qui se trouve à l'opposé de l'entrée. Au guichet nous devons représenter nos billets d'entrée et s'inscrire sur un registre pour le contrôle. Comme l'escalade est cotée difficile et souvent très pentue, il est nécessaire d'exercer un certain contrôle pour savoir si toutes les personnes inscrites sont bien revenues. Cette photo vous donne un léger aperçu du sentier…si vous grossissez la photo vous pourrez me voir dans le premier tiers de la photo en bas. Cela nous a pris une bonne heure pour arriver au sommet et je vous dis qu'avec l'altitude (2700 mètres) le petit cœur battait vite…heureusement nous prenions le temps de s'arrêter pour reprendre notre souffle. Mais quelle vue nous avons sur Machu Picchu !!
La vue nous permet aussi de saisir vraiment toutes les courbes que les autobus font pour nous amener à ce site. La descente s'est fait plus rapidement et nous avions hâte de nous retrouver sur le site…les quelques nuages présents se sont dissipés doucement et le ciel bleu a réapparu. à suivre….